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Bijoux

Saint Honoré Paris

L’irresistible charme français

Alors qu’il vient de céder, le 20 octobre dernier, Saint Honoré Paris au groupe ILG (International Luxury Group), Thierry Frésard, ex-président de l’entreprise devenu directeur général, explique les raisons de ce choix stratégique.

Quelles raisons vous ont conduit à vendre l’entreprise familiale datant de 1883 ?

L’âge de la retraite dépassé et aucun de mes enfants ne souhaitant reprendre l’activité, ma mission était d’assurer la pérennité de la société.

Le groupe ILG n’est pas un acteur connu sur le marché français. Qui est-il ?

Il s’agit d’une entreprise familiale basée à côté de Bâle (Suisse), depuis une trentaine d’années, dont le chiffre d’affaires s’élève à plus d’1 milliard de dollars US. Leur activité principale est l’exploitation de marques sous licences dans des domaines variés de l’accessoire de mode : montres, bijoux, lunettes…

Quelles armes de séduction possédait Saint Honoré aux yeux de ce repreneur ?

Tout d’abord, le rachat de l’entreprise présentait l’opportunité d’acquérir un centre de production de montres, qu’il ne possédait pas jusqu’alors. Ensuite, esquiver la nouvelle réglementation plus contraignante du Swiss made et développer du made in France pour certaines de leurs griffes. Enfin, et surtout, s’offrir une marque nationale, a fortiori parisienne, qui rayonne déjà à l’international.

En quoi ILG représente le « partenaire idéal » ?

Grâce au développement de la production sur Charquemont dans le Doubs (un des deux sites avec La Chaux-de-Fonds en Suisse N.D.L.R.), non seulement tous les postes seront maintenus, mais nous avons commencé à embaucher du personnel horloger ! Notre objectif est de produire 100 000 pièces par an d’ici 3 ans contre 20 000 aujourd’hui ! […]

Pour lire l’intégralité de cet article paru dans notre édition Papier, numéro 178 de Novembre/Décembre 2018abonnez-vous !