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Maroquinerie

Chevignon

De nouveaux pilotes tiennent le manche

Que se passe-t-il quand un professionnel des accessoires s’associe à un spécialiste de marques globales ?
Il en résulte la volonté de conjuguer leurs expertises pour les mettre au service d’entreprises à fort ADN en difficulté. Leur premier défi s’appelle Chevignon. Il est tombé le 27 février 2019.

Ils ont collaboré il y a quinze ans. Depuis lors, chacun suivait son chemin. Stéphane Collaert a cumulé expériences et responsabilités dans l’univers des accessoires : les ceintures L’Aiglon, la maroquinerie Texier et dernièrement, les chaussures Pataugas. Thierry Le Guénic, quant à lui, a dirigé Francesco Smalto et récemment, Vanessa Bruno. Quand ils comprennent que tous deux étudiaient, chacun de leur côté, des dossiers de reprises, ils décident de se mettre en quête ensemble : « nous avions envie de faire des choses pour nous et les faire à notre manière », explique Stéphane Collaert. En février 2018, ils présentent leur projet à Vivarte, désireux de céder Chevignon. Pari gagné : 140 personnes. 25 boutiques. 33 corners aux Galeries Lafayette. 35 personnes au siège. Des locaux à Epinay-sur-Seine… L’aventure commence !

La réactualisation de l’ADN Chevignon
L’entreprise n’est plus endettée, mais elle doit rapidement reconstituer ses marges. Priorité est donc donnée à la valorisation des produits, qui doivent réinterpréter l’ADN d’hier. « Chevignon possède beaucoup d’atouts. Dans une sorte d’inconscient collectif, elle appartient aux Français et bénéficie d’une réelle affection. Fondée en 1979, elle véhicule les images des grands espaces, le rêve américain, qui symbolisait à l’époque que “tout était possible”… Et surtout, elle détient deux produits iconiques qui sont le cuir et la doudoune », souligne Thierry Le Guénic, qui prend en charge le marketing. Reste à reconquérir ceux qui n’ont pas connu les années 80 ! Si les définitions de la plateforme de marque sont en cours, une chose est sûre : le désir de voyage et d’évasion n’a pas pris de rides […]

Par Lydia Christidis

Pour lire l’intégralité de cet article paru dans notre édition Papier, numéro 181 de Mai/Juin 2019abonnez-vous !