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Eclad’Or Arcachon

Les 14 et 15 octobre 2018

Salon professionnel de l’horlogerie, bijouterie, joaillerie et orfèvrerie

Palais des congrès d’Arcachon

eclador.fr

+ de 50 exposants.

Pour en savoir plus sur les marques présentes à Eclad’Or, cliquez ici.

Patrick Papillon, fondateur des salons ECLADOR, s’est livré au jeu de  l’auto interview.

Qu’apportez-vous de plus ou de nouveau ?
J’ai toujours été convaincu, et je le suis toujours sur le fait que les salons ont une vraie raison d’être comme « média de communication », au même titre que la presse, la radio, la TV…. ou aujourd’hui le web et les réseaux sociaux.

Alors pourquoi ce déclin des salons qui semble inévitable ?

Comme vous, je me suis posé la même question : avons-nous péché par excès d’orgueil ? Plus prosaïquement, je pense que nous avons fait des salons de « TROP » : TROP chers, TROP grands, TROP loin et TROP longs ! Les salons « ancienne génération » étaient devenus de véritables « dinosaures » qui avaient perdu de vue l’intérêt des exposants et des visiteurs. Et j’invite ceux qui existent encore à se « réinventer », s’ils ne veulent pas disparaître.

Sans le savoir vous avez inventé le « UBER SALON » avant l’heure !

C’est peut-être cela sentir « l’air » de son temps. A partir des années 2010, un vent mauvais a soufflé sur la profession : hausse des cours du dollar et par répercussion de l’or et du diamant, la poussée des marques au détriment des marges, l’arrivée des produits factices…. Tous ces facteurs cumulés ont conduit les annonceurs à faire des coupes franches dans leur budget communication. Et les salons qui avaient des retours sur investissement de plus en plus faibles ont été les premiers sacrifiés : d’abord on coupe, puis on efface la ligne de crédit.

Une fois de plus le problème serait qu’une histoire d’argent ?
Le facteur économique est effectivement très important, mais ce n’est pas le seul. Bien avant l’engouement pour l’internet et les réseaux sociaux, les salons ont peu à peu perdu de vue l’aspect Humain, alors que c’est la raison même du salon. Un espace-temps unique, où fabricants et clients peuvent se retrouver et échanger autour du produit, de sa fabrication à sa commercialisation.

L’arrivée d’Internet et des réseaux sociaux ne va pas arranger les choses !
Au contraire, dans un univers commercial froid et de plus en plus déshumanisé, où l’on communique que par smartphones ou ordinateurs interposés, le salon « physique » est devenu le seul « outil de communication » qui créé du lien véritable : mettre un nom sur un visage, échanger une poignée de mains, pendre un verre, disserter sur ses expériences personnelles etc. A votre avis, pourquoi le succès des petits marchés dans nos centres-villes : ce besoin plus que jamais de contact physique, de proximité !

Quel est le secret de la réussite d’ECLADOR ?
Il n’y a pas vraiment de secret, mais une bonne dose de bon sens, des collaborateurs motivés et une gestion rigoureuse pour proposer à nos clients une prestation originale, de qualité au plus juste prix. Le tout « propulsé » par une communication multicanaux de plus en plus élaborée : Print, Presse Pro, site internet, Newsletter, réseaux sociaux, etc. Et surtout, la volonté de toute l’équipe de toujours faire mieux que la fois précédente.

Comment voyez-vous l’avenir d’ECLADOR ?
Rester fidèle à la règle des 6 P que nous nous sommes imposés : des salons dans de Petites salles, avec de Petites structures, un Petit format (3 jours max.), dans des villes de Province le tout pour un Petit prix et faire venir le Plus de professionnels possible ! Mon ambition pour les salons Eclador : grandir sans grossir.