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Actualités Salons, Maroquinerie

Leatherworld Paris

Focus sur les sacs d’Afrique du Sud

La première édition de ce salon, dédié au cuir, à la fourrure et à ses déclinaisons synthétiques et végétales (matières vegan, fausse fourrure…) a mis à l’honneur la maroquinerie sud-africaine.

Pour l’organisateur Michael Scherpe, président de Messe Frankfurt France, cette première session, qui s’est tenue en septembre 2018 et dont vous nous annoncions le programme en amont, était l’occasion de faire découvrir à ses visiteurs la richesse de ce pays, spécialisé dans les peaux exotiques (autruche, crocodile, python) ou bovines (nguni – race très ancienne issue de la branche zébu, vache, buffalo…) : «  J’ai rencontré les acteurs de l’Afrique du Sud pour la première fois sur notre salon Leatherworld Dubaï. J’ai proposé aux responsables de la SAFLEC (South African Footwear & Leather Export Council) d’inaugurer l’édition parisienne septembre 2018. Je trouvais le propos pertinent. Les articles présentés ici sont particulièrement soignés et pas trop ethniques ». Sur la soixantaine d’exposants au total, 10 étaient réunis dans un pavillon, dressé à l’entrée de Leatherworld, comprenez à l’entrée tout court du parcours Shawls & Scarves, Apparel Sourcing, Avantex, Texworld et Texworld Denim. La vision de Michael Scherpe est claire : « C’est un début. Je ne raisonne pas en termes de chiffres d’affaires mais de marché. Nous recevons déjà les très grands détaillants et opérateurs. Je suis en train de réfléchir à la meilleure façon de sensibiliser les commerçants de taille moyenne ». De fait, la rédaction de C+ accessoires s’est penchée sur les marques sud-africaines, spécialisées dans la fabrication de sacs, afin de décrypter leur capacité, ou non, à s’adapter à la distribution française ; car, à l’heure où nous rédigeons, ils ne l’ont pas encore percée.

Par Florence Julienne.

Leatherworld

Aruvali

Quand on sait le succès de la couleur en bijouterie-joaillerie, on peut imaginer que la maroquinerie emprunte la même voie… Ces sacs, réalisés en cuir d’autruche, se distinguent grâce à des combinaisons de coloris tendres ou ensoleillés. Chaque pièce est unique et porte le nom d’une ville (Sidney, Séoul…), telle une invitation à découvrir le grand large… Le minimum d’achats, pour les revendeurs, est de 15 articles, tous modèles confondus. Les prix publics avoisinent les 1 000 €.

aruvalidesigns.co.za

Chimpel

Compte tenu des minimums d’achats pour le détaillant (10 articles au choix) et des prix pratiqués, entre 100 et 250 € prix publics, Chimpel nous semble la mieux placée pour trouver sa place auprès des multimarques français. Les sacs présentés sur le stand sont réalisés en cuir d’autruche et crocodile. Ils sont déclinés dans plusieurs couleurs et certains sont ornés d’une illustration peinte à la main, ce qui leur confère une note artistique. Sur le site de Chimpel, se trouve une variété d’articles (sacs et ceintures), tout aussi séduisants.

chimpel.co.za

Coco d’Afrique

Ces cabas, en autruche ou python, au design unique, connu et fonctionnel (plusieurs poches intérieures), s’adressent à un marché haut de gamme. Les prix vont en effet de 2 180 €, pour les petits formats, à 2 480 € pour les grands (prix publics). Leur particularité est de bénéficier de rabats et anses amovibles, interprétés dans une grande variété de coloris. Ils sont également agrémentés de goodies. Les détaillants peuvent donc proposer ces + produits à leurs clients, afin qu’ils puissent personnaliser leur modèle au gré de leurs envies. Les cabas Coco d’Afrique, marque créée en décembre 2017, sont munis d’un passeport qui identifie le sourcing et garantit la fabrication. La doublure est du velours de chevreau. Le minimum de commandes est de 7 modèles.

cocodafrique.com

El Elyon

Nous verrions tout à fait cette offre au salon de la maroquinerie Mess Offenbach tant elle s’inscrit dans l’esthétique des goûts allemands. Des sacs aux formes souples, des peaux naturelles, sans « chichis », ni détail ostentatoire. Le minimum d’achat requis pour les détaillants est 10 modèles de chaque. Les prix publics varient entre 250 et 500 €.

ELElyonLeather page facebook

Royal Collection

Il y a de l’Afrique dans l’air avec cette marque qui surfe sur l’esthétique safari à travers des sacs de formes diverses, des ceintures et des chaussures. Une mallette en crocodile, des articles en peau de vache, imprimée  léopard, en nguni, injecté de doré, en autruche, avec bayadères aux coloris vifs… Le travail est assez brut. Il plaira sans doute à ceux qui aiment les produits authentiques. Le minimum de commande nous semble assez élevé (20 pour l’ensemble des cuirs, sauf le crocodile qui est à 3). Les prix restent à préciser.

Sabatini

Cette marque est l’un des private labels du fabricant Reptile Trading, qui exécute des modèles pour d’autres griffes. Le produit est déjà distribué en Afrique du Sud, mais aussi aux USA, Australie et Royaume Uni. Les matières utilisées sont le crocodile, l’autruche, le buffalo africain (portefeuille rouge en photo), le python et l’éléphant (uniquement pour les ceintures et de manière très encadrée nous dit-on). Le minimum d’achat pour les détaillants est 12 à la couleur. Les tarifs varient entre 450 et 3000 € selon les matières (prix publics).

reptiletrading.com

Leatherworld en images

Nous vous proposons de découvrir quelques images de Leatherworld dont la particularité est de réunir les peaux animales, végétales et synthétiques. Ainsi, sur le forum de tendances, on pouvait trouver une fourrure synthétique à côté d’un cuir. Selon Michael Scherpe, cette mixité dans le cadre d’un salon professionnel va dans le sens de l’histoire et des besoins du consommateur.